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Salariés Enedis Douai

Douai

Les salariés de l’énergie se sont fait entendre

Ce jeudi matin, près de 50 personnes, majoritairement des salariés du secteur de l’énergie, ont manifesté, boulevard Vauban à Douai. Ils ont clamé leurs revendications, soutenus par le député communiste Alain Bruneel.

Dylan Dusart | 

Deux jours après leur rendez-vous à la sous-préfecture, les salariés d’Enedis, accompagnés par d’autres travailleurs du secteur de l’énergie tels que GDF ou GRT, ont manifesté, boulevard Vauban à Douai, ce jeudi matin.

Un pôle public de l’énergie ?

Face aux pneus en feu et malgré le bruit des pétards, Auriane Ait Lasri, secrétaire général de la CGT mine-énergie du Douaisis, a annoncé les revendications. «  On veut avant tout un pôle public de l’énergie et la renationalisation d’EDF-GDF  », assure la salariée d’Enedis. «  On souhaite aussi des conditions salariales décentes et des moyens humains pour assurer notre mission de service public.  » Elle a évoqué l’installation des compteurs Linky, «  qui nous interroge  », et regrette que l’argent «  ne profite qu’aux actionnaires alors qu’il y a, dans l’énergie, un pognon de dingue !  » Le député Alain Bruneel (PCF) accompagnait les manifestants. «  Je vois un bouillonnement dans toute la France et il est évident que la cocotte va finir par exploser  », annonce l’élu.


Douai

Des salariés d’Enedis en colère ont été reçus à la sous-préfecture

Ce mardi, vers 9 h 30, une trentaine de salariés d’Enedis a été reçue pour une audience auprès du secrétaire général de la sous-préfecture Cédric Damiens. Ils ont notamment fait part de leur mécontentement concernant leurs conditions de travail mais surtout d’une éventuelle scission de l’entreprise.

Hugues Choteau | 

À l’initiative de la CGT, l’ambiance était revendicative mais cordiale, ce mardi matin, à la sous-préfecture de Douai. Les salariés d’Enedis, qui redoutent la privatisation de «  leur  » entreprise, ont demandé une audience auprès de Cédric Damiens, secrétaire général de la sous-préfecture. Le bruit court que l’État, qui détient 83,5 % d’EDF, chercherait à scinder l’entreprise en sanctuarisant le nucléaire et en cotant les énergies renouvelables. Cette rumeur avait par ailleurs fait grimper en bourse le titre d’EDF de 5 % le 21 juin dernier. De cette décision, il en découlerait la réécriture de la convention collective, ainsi que «  la fin du statut particulier des industries électriques et gazières (IEG, ndlr) », selon la CGT. Ce que refusent catégoriquement le syndicat et les salariés d’Enedis (filiale détenue à 100 % par EDF) présents ce mardi matin.

D’autres sujets continuent d’inquiéter

Incontournable, le compteur Linky a aussi été de nombreuses fois évoqué. Notamment parce qu’il pourrait, à l’avenir, être en partie responsable de «  la suppression de 2 500 emplois  », selon Auriane Ait Lasri, secrétaire générale de la CGT. Les contestataires ont aussi dénoncé leurs conditions de travail, la baisse des effectifs, ainsi que l’augmentation des tarifs pour le consommateur. «  On se battra jusqu’au bout (…) et ce n’est que le début  », a lancé l’un des salariés présents dans la salle. «  Comptez sur moi pour relater toutes vos revendications, avec la plus grande fidélité, auprès du sous-préfet et du préfet (…). Je salue au passage votre détermination  », a finalement répondu le secrétaire général de la sous-préfecture.


Date de création : 17/07/2018 17:31
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