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Lettrinfo 12 mars 2022

Refuser Linky est gratuit.
Futé : la relève mensuelle gratuite.
 

Oui certes, mais, à partir de 2025, j'aurai peut-être à payer 50 € par an pour deux relèves humaines par an ! 25 € la visite, c'est comme chez le toubib donc. Pas cher payé pour un peu de liberté. D'ailleurs, le compteur blanc est toujours en vente.
 

La CRE réclame cela depuis 2015 au moins ! Non, ce n'est pas un scoop chers chiens de garde, spécialistes de la défakation des niouzes ! Dans une délibération du 3 mars 2016 «portant sur la tarification des prestations annexes», elle considère «justifié que les consommateurs qui n'ont pas laissé l'accès au compteur se voient facturer une prestation de relève à pied résiduelle, compensant les surcoûts occasionnés, mais que cette prestation ne peut être mise en place à ce stade, à défaut de connaître l'ampleur de ces surcoûts».

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Mon changement de fournisseur

Je viens de revenir chez EDF, après trois ans chez Mint, ainsi la mensualité est passée de 123 à 84 euros. Mais Linky n'est pas entré chez moi à cette occasion, pourtant, il a essayé. 
Mars 2022, je n'ai toujours pas de Linky. Et la campagne présidentielle ne parle jamais de mes préoccupations. Ah si ! Il vont tous accélérer la production d'électricité et continuer la connexion totale et la robotisation du monde. 
Mais j'ai encore la chance d'accueillir chez moi des humains ! Car Madame Enedis est venue sonner chez moi le 21/02/2022.   Alors que l'un des avantages du Linky, un gain pour le consommateur, serait de me priver de ce contact humain !

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Comme l'a expliqué le Collectif Vallon en décembre 2021, comme Stéphane Lhomme le rappelle régulièrement depuis au moins 2015, comme je le développe sur mon site depuis février 2018, le refus du Linky évite  des incendies, des arnaques, des pannes. Le refus du Linky est aussi une occasion de sortir de l'infantilisme dans lequel on nous plonge, et auquel tant de gens s'habituent...

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Linky ne sert pas à faire des économies ; tout le monde voit bien qu'il n'est question que de l'accélération de l'augmentation de la consommation d'électricité, avec la vente d'innombrables gadgets connectés, l'explosion des climatiseurs, pompes à chaleur, le volume astronomique de données, vidéo notamment, du "cloud"... Mais Linky, c'est déjà de l'Histoire.

 L'auto-relève mensuelle et les photos d'index

   Nul besoin d'espace client ; ce lien suffit  https://www.enedis.fr/faire-le-releve-en-ligne

 L'idéal, c'est bien d'envoyer le relevé à Enedis. Je le fais chaque mois. Montrons donc que nous ne sommes pas des clients muets, que nous savons, sans Linky, surveiller et maîtriser notre consommation ! Je dispose des photos de mes deux index mensuels depuis 2015, et ça m'a fait économiser des sous.  Envoyer sur le site de Mint c'est possible, mais ils écrivent bien que c'est juste pour notre usage personnel (moi c'est le tableur Excel) ; et sur le site d'Edf, il n'est possible d'envoyer ledit relevé qu'à certaines dates.

J'ai donc les preuves de mes index sur les photos horodatées par le serveur de mon opérateur de téléphonie et aussi la confirmation écrite  par Enedis de mon autorelevé. Avis à ceux qui ont à subir des surfacturations.

Pourquoi ne faites-vous pas de photos de vos index, seul moyen de preuve contre une erreur d'Enedis ou de votre fournisseur ? Réagissez-donc à cet article et dites-moi.

 A lire aussi Preuves Photographiques à l'appui 

   

Bien sûr on vous signale que c'est dans l'attente de la pose d'un Linky, et en effet, si je déménage, si je décède, il est possible que la résistance disparaisse avec moi ; car combien sommes-nous d'Ohms résistants en France ? D'après Enedis, plus d'un million quand même...

Relevé pour Enedis 2022mars09.jpg

Relevé pour Enedis confirmation 2022mars09.jpg

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En grève, les salariés de Enedis ont bloqué les sites des Ardennes

En grève, les salariés de Enedis ont bloqué les sites des Ardennes

https://abonne.lardennais.fr/id304610/article/2021-10-19/en-greve-les-salaries-de-enedis-ont-bloque-les-sites-des-ardennes

MIS EN LIGNE LE 19/10/2021 À 23:26


Répondant à un appel national, les salariés de Enedis et GRDF ont bloqué hier les différents sites du département des Ardennes. Ils entendaient protester contre le regroupement des agences de Sedan et Charleville-Mézières, et contre les baisses de rémunération.

Le site de Sedan menacé


À Sedan, les employés d’Enedis se sont rassemblés dès 5h30 rue des Écoles pour mettre en place les piquets de grève. « On a voulu venir le plus tôt possible pour installer le camion et aménager une voie pour les piétons », explique Julie Unique, technicienne « polyvalente » âgée de 32ans. Ses treize collègues et elle-même, accompagnés par la secrétaire CGT énergie Ardennes, Nadège Guth, ont bloqué le site Enedis/GRDF de Sedan pendant toute la journée pour protester contre sa potentielle fermeture. « La direction souhaite que le personnel de Sedan déménage à Charleville pour faire des économies, mais si ça se faisait, ça entraînerait de gros dégâts dans la relation à la clientèle », estime Nadège Guth. Si un barrage filtrant à l’entrée du site a entraîné le report d’une vingtaine d’interventions programmées sur l’ensemble du Sedanais, un véhicule d’astreinte a été prévu « pour assurer le service public », notamment en cas d’urgence.

Tous les salariés présents s’accordaient par ailleurs sur ce point : la « rapidité d’intervention » en cas d’urgence serait « diminuée » en cas de fusion avec Charleville. « Et puis, il y a la connaissance du terrain qu’on n’aura pas là-bas », estime Mathieu Soutrel, technicien de 29 ans. Julie Unique, elle, évoque « l’esprit de famille » qui caractérise le site de Sedan. « On est peu nombreux, on se soutient les uns les autres, appuie-t-elle. À Charleville, on deviendrait des numéros. »

Des craintes de regroupement à Charleville-Mézières
Sur le site de la rue de la Prairie, à Charleville-Mézières, les salariés étaient également mobilisés. L’intersyndicale annonçait hier en fin de matinée que 100 % des agents étaient grévistes. Ils contestent un projet local qui vise à regrouper plusieurs agences sur un seul site. « Ce n’est pas encore officiel mais on parle de grouper les sites de Charleville et de Sedan sur un nouveau lieu entre les deux villes ou alors de nous regrouper avec le site de Revin à Tournes mais on ne veut pas partir de Charleville, c’est un site historique. Ici il y a de la place pour construire un nouveau bâtiment moderne si besoin », expliquent Thomas Zanelli, secrétaire général adjoint de la CGT pour Enedis et Alaoui Ferrat, secrétaire général adjoint de la CGT pour GRDF. Avec ce regroupement, les salariés craignent également une réduction du personnel. Actuellement une centaine d’agents Enedis et une cinquantaine d’agents GRDF sont attachés au secteur de Charleville-Mézières. « Si on est regroupés, on sera plus loin des clients avec des déplacements plus longs et des délais d’intervention qui vont s’allonger pour les clients  », dénoncent les représentants syndicaux.

À Revin, défense de la grille salariale


Hier matin, devant les locaux Enedis et GRDF, rue Jean-Moulin, à Revin, deux véhicules bleus visibles dès l’entrée, des drapeaux CGT, ainsi qu’un feu trahissaient une mobilisation sociale. Une forte mobilisation parmi les seize employés, spécialistes de l’électricité et du gaz. Magali Monchini, syndiquée CGT, chez Enedis, souligne la nécessité de défendre «  la classification et la qualification. Ainsi que la rémunération, sans retoucher à la grille salariale ». Cette dernière s’oppose également « à la fermeture des sites de Sedan et Charleville-Mézières. Il y aura des regroupements dans d’autres endroits. Pour l’instant, à Revin, nous ne sommes pas menacés mais on anticipe...  » Gilbert, de la CGT Enedis, alerte sur la stratégie voulue par le groupe, qui est de « scinder, de mettre en commun des entreprises du groupe. Ils veulent fermer des sites historiques, à Sedan et Charleville-Mézières ».

À Rethel, plus de 95 % des employés mobilisés


Dès 6 heures, ils étaient plus d’une dizaine d’employés, sur la quinzaine au total, tous présents au pied du site d’exploitation Enedis, au fond de la promenade des Isles, à Rethel. Comme partout dans le département, les employés manifestent pour parler de leur niveau de rémunération, qui devrait être considérablement rogné. L’heure est également à la protestation concernant un projet de regroupement des sites de Charleville et Sedan. « Cela correspondrait à moins d’emplois dans les Ardennes », souligne Nicolas Nonon, représentant CGT, coordinateur regional EDF/ GDF Champagne-Ardenne. « Nous allons attendre les décisions. Mais quoi qu’il en soit, nous resterons mobilisés. »


Date de création : 30/10/2021 18:00
Catégorie : Métiers - emplois -
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